Ce barème de l'épreuve d'EPS de saut en hauteur du Bac 2014 souligne une discrimination jamais évoquée :
à performance égale, le jeune homme aura une bien moins bonne note que la jeune fille du même âge !
Le saut en hauteur n'est bien sûr qu'un exemple, et je vous invite à vous rendre compte de l'étendue des dégâts en cliquant sur le lien
Source.
Mise en situation
Nous sommes en Terminale S3, dans la belle ville de Coussinet-sur-Marne. Le soleil brille radieux sur un terrain d'athlétisme ; c'est le moment de tout donner ! Voici deux élèves du même âge : Camille (une fille) et Camille (un garçon).
Au terme de beaucoup de stress, d'effort et de dépassement de soi, ils effectuent par un drôle de hasard la même performance :
Moyenne des 3 meilleures performances : 1m21
Meilleure performance : 1m30
Les performances sont notées sur 14 points. Les 6 points restants correspondent à la technique et à la prédiction des résultats : Camille et Camille ont chacun eu 3 points sur ces 6 points. Ils échangent un regard complice ; ils ont donné leur maximum et auront la même note, qu'importe qu'elle soit bonne ou mauvaise..
Quel n'est alors pas le choc de Camille quand il entend les notes : tandis que son amie Camille a eu 13,5 /20, lui-même récolte de la note de... 6,9/20 !! Quasiment moitié moins pour une performance égale !
Quelle leçon devons-nous en tirer ? Que l'homme doit être 2 fois plus performant physiquement que la femme pour espérer une note comparable ? Est-ce ce que la société attend de l'homme ; être plus fort que la femme ?